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La Maison de thé, un succès mondial

2017-08-11      Texte de GONG HAIYING    

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    Le 12 juin 2017, le théâtre d'art populaire de Beijing (BPAT), un théâtre d'État en Chine, célèbre son 65e anniversaire en relançant La Maison de thé, l'une des pièces qui l’ont rendu célèbre. Li Chunguang

  • 茶馆剧照 群组 正面.jpg

    Une image de la version 2011 de La Maison de thé. Depuis ses débuts au BPAT en 1958, La Maison de thé a été présentée 700 fois par deux générations d'artistes, et elle jouit encore d'une grande popularité dans toute la Chine et les métropoles du monde.

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    L’écrivain Lao She (2e à droite), et les directeurs du BPAT Jiao Juyin (à droite) et Xia Chun (3e à droite) travaillent sur la production de La Maison de thé. En 1956, Lao She a écrit cette pièce réaliste en trois actes qui est devenue mondialement célèbre. Xinhua

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    Le 12 septembre 1983, l’actrice japonaise Haruko Sugimura (au centre) félicite les acteurs de La Maison de thé après un spectacle donné à Tokyo. Xinhua

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    La version 1958 de La Maison de thé, saluée comme « une merveille de la scène orientale » par un journal allemand.

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    En 2016, la troupe de deuxième génération de La Maison de thé tient une conférence de presse à Toronto, au Canada. Xinhua

  • 1982年《贵妇还乡》.jpg

    Une image de La Visite en 1982, lorsque le BPAT a mis en scène pour la première fois le chef-d’œuvre de Friedrich Durrenmatt, dramaturge suisse de langue allemande. La production a été relancée en 2015.

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    Une image de Signal absolu, pièce créée en novembre 1982. Dans les années 1980, le BPAT a lancé une nouvelle voie en injectant des éléments du modernisme occidental et du post-modernisme dans plusieurs pièces traditionnelles.

  • 雷雨 (3).jpg

    Une image de la version 2004 de L’Orage. Au cours des années 1950 et 1960, le BPAT a mis en scène des chefs-d'œuvre chinois modernes tels que L’Orage de Cao Yu, établissant un style théâtral réaliste profondément enraciné dans la culture traditionnelle chinoise. Li Chunguang

  • 推销员之死.jpg

    Une image de Mort d'un commis voyageur, de l’écrivain américain Arthur Miller, au Théâtre de la capitale en 1983, une production relancée en 2012.

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    Une image de la version 2013 de Xiaojing Hutong. Dans les années 1980, le BPAT a présenté des pièces comme celles-ci, faisant progresser le théâtre national. Li Chunguang.

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Le 12 juin 2017 à 19 h 30, les lumières s’allumaient au Beijing Capital Theatre, une salle renommée de plus d’un millier de sièges qui abrite le Théâtre d’art populaire de Beijing (BPAT). Le lieu était plein à l’occasion de la soirée d'ouverture de la nouvelle mise en scène de La Maison de thé, l'une des pièces les plus célèbres du BPAT.

Le spectacle a été donné dans le cadre des grandes célébrations du 65e anniversaire du BPAT, l'une des principales troupes théâtrales de Chine. La Maison de thé est considérée comme l'une des pièces les plus importantes de l'histoire du groupe.

 

De la Chine au reste du monde

En 1956, Lao She (1899-1966, né Shu Qingchun), grande figure littéraire et artiste moderne, a publié la pièce de théâtre réaliste en trois actes La Maison de thé. Le succès a été immédiat. Depuis sa première représentation au BPAT en 1958, La Maison de thé a été présentée 700 fois par deux générations d'artistes, et elle jouit encore d'une grande popularité dans toute la Chine et dans les métropoles du monde.

« La Maison de thé est un microcosme modèle de l'époque », affirmait Lao She. Les trois actes de la pièce se déroulent dans une maison appelée Yu Tai dans le vieux Beijing. Le récit suit 70 personnages et montre la montée et la chute de Yu Tai et les destinées des individus à différents moments de l’histoire, y compris la fin de la dynastie Qing (1644-1911), la période des seigneurs de la guerre du Nord (1912-1927), jusqu’à la fin de la guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise en 1945. « Leurs vicissitudes reflètent ce que la société ressentait vraiment », a commenté Lao She.

La Maison de thé ne pourrait avoir lieu qu'en Chine, compte tenu de la salle de théâtre emblématique, de l’accent pékinois qui la ponctue, de sa langue concise mais profonde et des personnages inoubliables comme Wang Lifa, propriétaire de la maison, l’honnête et gentil Maître Chang et Qin Zhongyi, l’entrepreneur qui rêve de sauver le pays.

Les deux premières productions, dirigées par les cofondateurs du BPAT Jiao Juyin (1905-1975) et Xia Chun (1918-2009), ont tenté de donner à la pièce une saveur culturelle chinoise encore plus forte.

« La production de Jiao Juyin a changé les principes esthétiques de la production théâtrale chinoise », estime Lin Zhaohua, célèbre réalisateur chinois et directeur artistique de la nouvelle version. « Ces principes peuvent être observés partout, du rythme au traitement des personnages, de la narration dans le temps et l'espace aux divers styles des acteurs. »

Une image de la version de 2002, dirigée par le célèbre Lin Zhaohua et mise en scène par les jeunes artistes Pu Cunxi, Liang Guanhua et Yang Lixin. Elle a été présentée plus de 300 fois, en restant fidèle à la production de 1958.

En 1980, La Maison de thé a été présentée à l'étranger pour la première fois. En cinquante jours, la pièce a été jouée vingt-cinq fois dans quinze villes de France, d'Allemagne et de Suisse, au son retentissant des applaudissements. Le 30 septembre 1980, un journal allemand a qualifié la pièce de « merveille de la scène orientale ». La pièce a aussi eu un succès fou à Hong Kong et Taiwan en Chine, ainsi que dans des pays comme le Japon, Singapour, le Canada et les États Unis.

Cette pièce typiquement chinoise sous plusieurs aspects est un commentaire profond de la condition humaine dans des circonstances extrêmes. Comme l'a commenté le journal allemand, les artistes ont ouvert une porte sur une culture méconnue, mais intimement familière : dans tous les pays, les gens ont vécu les vicissitudes de la guerre, le chaos, la violence et les temps d'ignorance et de trahison. Pour cette raison, la pièce a pu être appréciée partout dans le monde.

En outre, l’internationalisation de La Maison de thé a ouvert un dialogue entre les pièces chinoises et occidentales. « Le grand succès de La Maison de thé nous a rendus fiers de Jiao Juyin et du style qu'il a établi », affirme Lin Zhaohua. « Nous sommes devenus plus confiants dans l'établissement d'un système théâtral propre à la Chine, ce qui a eu un fort impact sur la communauté mondiale. »

 

Héritage et innovation

La contribution du BPAT ne s’arrête pas à La Maison de thé.

L'année 2017 a été importante pour le monde théâtral chinois. Le théâtre de style européen a été introduit en Chine via le Japon. Plus de 110 ans se sont écoulés depuis que Li Shutong (1880-1942), père du mouvement de la Nouvelle culture chinoise et artiste remarquable, a créé un théâtre professionnel en 1906. L'année suivante, sa troupe a mis en scène la célèbre pièce française La Dame aux camélias au Japon. À partir de 1938, le théâtre chinois a été fortement influencé par l'ex-Union soviétique.

En 1952, le BPAT a été fondé en combinant la troupe de théâtre moderne populaire de Beijing et la troupe dramatique de l'Académie centrale de théâtre. À ses débuts, le cofondateur Jiao Juyin a suggéré l’établissement d’un style propre en fusionnant les principes esthétiques chinois avec les tendances soviétiques.

La proposition a eu un fort impact sur les progrès du BPAT. Au cours des années 1950 et 1960, il a mis en scène plusieurs chefs-d'œuvre chinois modernes tels que Cai Wenji de Guo Moruo, La Maison de thé de Lao She et L’Orage de Cao Yu, établissant ainsi un style théâtral réaliste avec une teneur résolument chinoise, profondément enracinée dans la culture traditionnelle.

Les générations de membres du BPAT ont hérité et promu cette école chinoise unique du théâtre, inspirant des acteurs dans tout le pays. Dans les années 1980, le BPAT a lancé une nouvelle voie en injectant des éléments du modernisme occidental et du post-modernisme dans plusieurs pièces traditionnelles telles que Xiaojing Hutong (qualifiée d’équivalent à La Maison de thé pour la période suivant la Libération) en 1985, Le Premier restaurant sous le Ciel en 1988, présenté plus de 500 fois, et Signal absolu, la première pièce chinoise destinée à un petit théâtre, créée en novembre 1982 et dirigée par l'éminent Lin Zhaohua. « Le BPAT a ouvert un nouvel espace pour l'art dramatique chinois en mélangeant des éléments orientaux et occidentaux », note le grand critique Tong Daoming.

« Aujourd'hui, le BPAT travaille sur deux fronts : il préserve ses traditions tout en recherchant l'innovation », explique Ren Ming, le président actuel du BPAT. « Nous pouvons prendre une pièce orientale présentant une tradition culturelle profonde et la nourrir d’éléments stylistiques modernes. Nous améliorons naturellement la nouvelle saveur pékinoise en nous concentrant sur la présentation de la capitale avec précision, ainsi que sur sa population variée de résidents. »

La prochaine génération de jeunes artistes devra prendre le relai de La Maison de thé, la plupart des interprètes actuels ayant la soixantaine. Ils devront aussi rechercher de nouveaux angles, comme l’avait fait Jiao Juyin. La préservation artistique nécessite de l'innovation pour adapter le contenu classique à l’époque contemporaine.

 


 

 

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La Maison de thé, un succès mondial

2017-08-11      Texte de GONG HAIYING

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    Le 12 juin 2017, le théâtre d'art populaire de Beijing (BPAT), un théâtre d'État en Chine, célèbre son 65e anniversaire en relançant La Maison de thé, l'une des pièces qui l’ont rendu célèbre. Li Chunguang

  • 茶馆剧照 群组 正面.jpg

    Une image de la version 2011 de La Maison de thé. Depuis ses débuts au BPAT en 1958, La Maison de thé a été présentée 700 fois par deux générations d'artistes, et elle jouit encore d'une grande popularité dans toute la Chine et les métropoles du monde.

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    L’écrivain Lao She (2e à droite), et les directeurs du BPAT Jiao Juyin (à droite) et Xia Chun (3e à droite) travaillent sur la production de La Maison de thé. En 1956, Lao She a écrit cette pièce réaliste en trois actes qui est devenue mondialement célèbre. Xinhua

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    Le 12 septembre 1983, l’actrice japonaise Haruko Sugimura (au centre) félicite les acteurs de La Maison de thé après un spectacle donné à Tokyo. Xinhua

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    La version 1958 de La Maison de thé, saluée comme « une merveille de la scène orientale » par un journal allemand.

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    En 2016, la troupe de deuxième génération de La Maison de thé tient une conférence de presse à Toronto, au Canada. Xinhua

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    Une image de La Visite en 1982, lorsque le BPAT a mis en scène pour la première fois le chef-d’œuvre de Friedrich Durrenmatt, dramaturge suisse de langue allemande. La production a été relancée en 2015.

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    Une image de Signal absolu, pièce créée en novembre 1982. Dans les années 1980, le BPAT a lancé une nouvelle voie en injectant des éléments du modernisme occidental et du post-modernisme dans plusieurs pièces traditionnelles.

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    Une image de la version 2004 de L’Orage. Au cours des années 1950 et 1960, le BPAT a mis en scène des chefs-d'œuvre chinois modernes tels que L’Orage de Cao Yu, établissant un style théâtral réaliste profondément enraciné dans la culture traditionnelle chinoise. Li Chunguang

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    Une image de Mort d'un commis voyageur, de l’écrivain américain Arthur Miller, au Théâtre de la capitale en 1983, une production relancée en 2012.

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    Une image de la version 2013 de Xiaojing Hutong. Dans les années 1980, le BPAT a présenté des pièces comme celles-ci, faisant progresser le théâtre national. Li Chunguang.

 

Le 12 juin 2017 à 19 h 30, les lumières s’allumaient au Beijing Capital Theatre, une salle renommée de plus d’un millier de sièges qui abrite le Théâtre d’art populaire de Beijing (BPAT). Le lieu était plein à l’occasion de la soirée d'ouverture de la nouvelle mise en scène de La Maison de thé, l'une des pièces les plus célèbres du BPAT.

Le spectacle a été donné dans le cadre des grandes célébrations du 65e anniversaire du BPAT, l'une des principales troupes théâtrales de Chine. La Maison de thé est considérée comme l'une des pièces les plus importantes de l'histoire du groupe.

 

De la Chine au reste du monde

En 1956, Lao She (1899-1966, né Shu Qingchun), grande figure littéraire et artiste moderne, a publié la pièce de théâtre réaliste en trois actes La Maison de thé. Le succès a été immédiat. Depuis sa première représentation au BPAT en 1958, La Maison de thé a été présentée 700 fois par deux générations d'artistes, et elle jouit encore d'une grande popularité dans toute la Chine et dans les métropoles du monde.

« La Maison de thé est un microcosme modèle de l'époque », affirmait Lao She. Les trois actes de la pièce se déroulent dans une maison appelée Yu Tai dans le vieux Beijing. Le récit suit 70 personnages et montre la montée et la chute de Yu Tai et les destinées des individus à différents moments de l’histoire, y compris la fin de la dynastie Qing (1644-1911), la période des seigneurs de la guerre du Nord (1912-1927), jusqu’à la fin de la guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise en 1945. « Leurs vicissitudes reflètent ce que la société ressentait vraiment », a commenté Lao She.

La Maison de thé ne pourrait avoir lieu qu'en Chine, compte tenu de la salle de théâtre emblématique, de l’accent pékinois qui la ponctue, de sa langue concise mais profonde et des personnages inoubliables comme Wang Lifa, propriétaire de la maison, l’honnête et gentil Maître Chang et Qin Zhongyi, l’entrepreneur qui rêve de sauver le pays.

Les deux premières productions, dirigées par les cofondateurs du BPAT Jiao Juyin (1905-1975) et Xia Chun (1918-2009), ont tenté de donner à la pièce une saveur culturelle chinoise encore plus forte.

« La production de Jiao Juyin a changé les principes esthétiques de la production théâtrale chinoise », estime Lin Zhaohua, célèbre réalisateur chinois et directeur artistique de la nouvelle version. « Ces principes peuvent être observés partout, du rythme au traitement des personnages, de la narration dans le temps et l'espace aux divers styles des acteurs. »

Une image de la version de 2002, dirigée par le célèbre Lin Zhaohua et mise en scène par les jeunes artistes Pu Cunxi, Liang Guanhua et Yang Lixin. Elle a été présentée plus de 300 fois, en restant fidèle à la production de 1958.

En 1980, La Maison de thé a été présentée à l'étranger pour la première fois. En cinquante jours, la pièce a été jouée vingt-cinq fois dans quinze villes de France, d'Allemagne et de Suisse, au son retentissant des applaudissements. Le 30 septembre 1980, un journal allemand a qualifié la pièce de « merveille de la scène orientale ». La pièce a aussi eu un succès fou à Hong Kong et Taiwan en Chine, ainsi que dans des pays comme le Japon, Singapour, le Canada et les États Unis.

Cette pièce typiquement chinoise sous plusieurs aspects est un commentaire profond de la condition humaine dans des circonstances extrêmes. Comme l'a commenté le journal allemand, les artistes ont ouvert une porte sur une culture méconnue, mais intimement familière : dans tous les pays, les gens ont vécu les vicissitudes de la guerre, le chaos, la violence et les temps d'ignorance et de trahison. Pour cette raison, la pièce a pu être appréciée partout dans le monde.

En outre, l’internationalisation de La Maison de thé a ouvert un dialogue entre les pièces chinoises et occidentales. « Le grand succès de La Maison de thé nous a rendus fiers de Jiao Juyin et du style qu'il a établi », affirme Lin Zhaohua. « Nous sommes devenus plus confiants dans l'établissement d'un système théâtral propre à la Chine, ce qui a eu un fort impact sur la communauté mondiale. »

 

Héritage et innovation

La contribution du BPAT ne s’arrête pas à La Maison de thé.

L'année 2017 a été importante pour le monde théâtral chinois. Le théâtre de style européen a été introduit en Chine via le Japon. Plus de 110 ans se sont écoulés depuis que Li Shutong (1880-1942), père du mouvement de la Nouvelle culture chinoise et artiste remarquable, a créé un théâtre professionnel en 1906. L'année suivante, sa troupe a mis en scène la célèbre pièce française La Dame aux camélias au Japon. À partir de 1938, le théâtre chinois a été fortement influencé par l'ex-Union soviétique.

En 1952, le BPAT a été fondé en combinant la troupe de théâtre moderne populaire de Beijing et la troupe dramatique de l'Académie centrale de théâtre. À ses débuts, le cofondateur Jiao Juyin a suggéré l’établissement d’un style propre en fusionnant les principes esthétiques chinois avec les tendances soviétiques.

La proposition a eu un fort impact sur les progrès du BPAT. Au cours des années 1950 et 1960, il a mis en scène plusieurs chefs-d'œuvre chinois modernes tels que Cai Wenji de Guo Moruo, La Maison de thé de Lao She et L’Orage de Cao Yu, établissant ainsi un style théâtral réaliste avec une teneur résolument chinoise, profondément enracinée dans la culture traditionnelle.

Les générations de membres du BPAT ont hérité et promu cette école chinoise unique du théâtre, inspirant des acteurs dans tout le pays. Dans les années 1980, le BPAT a lancé une nouvelle voie en injectant des éléments du modernisme occidental et du post-modernisme dans plusieurs pièces traditionnelles telles que Xiaojing Hutong (qualifiée d’équivalent à La Maison de thé pour la période suivant la Libération) en 1985, Le Premier restaurant sous le Ciel en 1988, présenté plus de 500 fois, et Signal absolu, la première pièce chinoise destinée à un petit théâtre, créée en novembre 1982 et dirigée par l'éminent Lin Zhaohua. « Le BPAT a ouvert un nouvel espace pour l'art dramatique chinois en mélangeant des éléments orientaux et occidentaux », note le grand critique Tong Daoming.

« Aujourd'hui, le BPAT travaille sur deux fronts : il préserve ses traditions tout en recherchant l'innovation », explique Ren Ming, le président actuel du BPAT. « Nous pouvons prendre une pièce orientale présentant une tradition culturelle profonde et la nourrir d’éléments stylistiques modernes. Nous améliorons naturellement la nouvelle saveur pékinoise en nous concentrant sur la présentation de la capitale avec précision, ainsi que sur sa population variée de résidents. »

La prochaine génération de jeunes artistes devra prendre le relai de La Maison de thé, la plupart des interprètes actuels ayant la soixantaine. Ils devront aussi rechercher de nouveaux angles, comme l’avait fait Jiao Juyin. La préservation artistique nécessite de l'innovation pour adapter le contenu classique à l’époque contemporaine.