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La renaissance des anciennes mélodies du sud

2017-10-18      Texte de Zhang Xue    

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Nanyin, un mot qui signifie « musique du sud » en chinois, fait référence aux mélodies traditionnelles de la province du Fujian, qui se transmet depuis plus d’un millénaire. Saluée comme un « fossile vivant » de la musique et de la danse chinoises, elle reste populaire parmi les locuteurs du dialecte du Fujian qui vivent à Taiwan, à Hong Kong, à Macao et dans d'autres régions en Asie du Sud-Est, et surtout parmi les Chinois d'outre-mer.

Aussi connues sous le nom de « mélodies du sud », ces chansons sont nées durant la dynastie Han de l'Est (25-220) et sont devenues populaires durant la dynastie des Song (960-1279). À cette époque, elles ont été influencées par la musique folklorique des Plaines centrales.

Les tonalités d’origine ont été conservées grâce aux instruments qui existent encore, des partitions et un style de jeu et de chant bien conservé. Aujourd'hui, Nanyin est considérée comme l'une des quatre écoles de musique chinoise classique. En 2009, elle a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Cet art ancien a été particulièrement bien conservé, car il a été enregistré sous une forme spéciale d'écriture connue sous le nom de gongyipu, qui a parfois été mal interprétée au fil des siècles.

Ces dernières années, la préservation est passée au numérique avec la publication des Classiques choisis de Nanyin par le Xiamen Southern Music Group (XSMG). Cela s'est avéré être l'outil le plus précis pour les artistes et les amateurs de Nanyin désireux de profiter de toutes les variantes.

Les instruments utilisés sont avant tout la flûte de bambou verticale, le pipa, le erxian et le sanxian (instruments à deux et trois cordes) et des clapets. Au cours d'une performance, le pipa ou luth chinois est souvent joué horizontalement, comme le montre le célèbre tableau Fête nocturne des Cinq dynasties (907-960).

Le plus grand défi auquel sont confrontés les musiciens d’aujourd’hui lorsqu’ils transmettent cet héritage ancien est de conserver les accents et le style authentiques de Nanyin tout en adoptant de nouvelles idées adaptées à l’époque.

« Emprunter de nouveaux sentiers tout en gardant les bases traditionnelles a toujours fait partie de l'objectif des artistes et des troupes de Nanyin », affirme Yang Xueli, présidente de XSMG et lauréate du prix Pivoine, le plus grand honneur décerné aux artistes de Chine. Depuis le jour où elle a commencé à étudier la Nanyin en 1989, elle n'a jamais perdu sa passion en dépit d'innombrables hauts et bas.

Depuis quelques années, XSMG tente de populariser cet art avec pour philosophie d’« approcher l'auditoire et servir les résidents ». Aujourd'hui, le groupe effectue plus de 200 représentations par an pour le public, diffusant les mélodies du sud dans tous les coins de la ville de Xiamen. Le dimanche après-midi, les musiciens se produisent gratuitement sur la scène du parc Zhongshan. Les mélodies qui résonnent dans les temples et les salles de concert attirent des foules de plus en plus nombreuses, annonçant une meilleure transmission de la musique ancienne pour les générations futures.

Préserver le patrimoine culturel exige de lui insuffler constamment une nouvelle vie. À Xiamen, certaines écoles primaires offrent maintenant des cours de Nanyin. XSMG a lancé des campagnes associées aux troupes musicales et aux écoles locales pour fournir des programmes de formation et des camps d'été dirigés par les meilleurs tuteurs. En outre, le groupe organise des concours réguliers pour les jeunes participants. Il coopère étroitement avec les écoles d'art de la ville et leur fournit des enseignants spécialisés.

La chanson « Ode à la pierre d’or » chantée depuis des millénaires ramène le public à l’art de la dynastie des Song. La chanson raconte l’histoire d'amour de la poétesse Li Qingzhao et de son mari. Xu Dani, qui interprète la poétesse, et Pan Wenlong, qui joue le rôle du mari, sont des vedettes de la nouvelle génération d'artistes de Nanyin diplômés des écoles d'art et qui collaborent avec XSMG.

Les instruments orchestraux occidentaux ont même été utilisés dans une tentative audacieuse de combiner l'art traditionnel avec la musique du monde.

La musique ancienne profondément enracinée dans le sud du Fujian connaît une grande popularité dans le monde entier depuis des siècles. Ces dernières années, XSMG a organisé de nombreuses représentations en Chine, notamment dans les régions de Hong Kong, Macao et Taiwan, ainsi que dans des pays comme la France, la Nouvelle-Zélande, la République tchèque, les Philippines, Singapour et la Malaisie.

« Le national est international », affirme Yang Xueli. « La meilleure façon d'aider le monde à partager les mélodies du sud est de créer des œuvres d’excellence. »

 

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La renaissance des anciennes mélodies du sud

2017-10-18      Texte de Zhang Xue

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Nanyin, un mot qui signifie « musique du sud » en chinois, fait référence aux mélodies traditionnelles de la province du Fujian, qui se transmet depuis plus d’un millénaire. Saluée comme un « fossile vivant » de la musique et de la danse chinoises, elle reste populaire parmi les locuteurs du dialecte du Fujian qui vivent à Taiwan, à Hong Kong, à Macao et dans d'autres régions en Asie du Sud-Est, et surtout parmi les Chinois d'outre-mer.

Aussi connues sous le nom de « mélodies du sud », ces chansons sont nées durant la dynastie Han de l'Est (25-220) et sont devenues populaires durant la dynastie des Song (960-1279). À cette époque, elles ont été influencées par la musique folklorique des Plaines centrales.

Les tonalités d’origine ont été conservées grâce aux instruments qui existent encore, des partitions et un style de jeu et de chant bien conservé. Aujourd'hui, Nanyin est considérée comme l'une des quatre écoles de musique chinoise classique. En 2009, elle a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Cet art ancien a été particulièrement bien conservé, car il a été enregistré sous une forme spéciale d'écriture connue sous le nom de gongyipu, qui a parfois été mal interprétée au fil des siècles.

Ces dernières années, la préservation est passée au numérique avec la publication des Classiques choisis de Nanyin par le Xiamen Southern Music Group (XSMG). Cela s'est avéré être l'outil le plus précis pour les artistes et les amateurs de Nanyin désireux de profiter de toutes les variantes.

Les instruments utilisés sont avant tout la flûte de bambou verticale, le pipa, le erxian et le sanxian (instruments à deux et trois cordes) et des clapets. Au cours d'une performance, le pipa ou luth chinois est souvent joué horizontalement, comme le montre le célèbre tableau Fête nocturne des Cinq dynasties (907-960).

Le plus grand défi auquel sont confrontés les musiciens d’aujourd’hui lorsqu’ils transmettent cet héritage ancien est de conserver les accents et le style authentiques de Nanyin tout en adoptant de nouvelles idées adaptées à l’époque.

« Emprunter de nouveaux sentiers tout en gardant les bases traditionnelles a toujours fait partie de l'objectif des artistes et des troupes de Nanyin », affirme Yang Xueli, présidente de XSMG et lauréate du prix Pivoine, le plus grand honneur décerné aux artistes de Chine. Depuis le jour où elle a commencé à étudier la Nanyin en 1989, elle n'a jamais perdu sa passion en dépit d'innombrables hauts et bas.

Depuis quelques années, XSMG tente de populariser cet art avec pour philosophie d’« approcher l'auditoire et servir les résidents ». Aujourd'hui, le groupe effectue plus de 200 représentations par an pour le public, diffusant les mélodies du sud dans tous les coins de la ville de Xiamen. Le dimanche après-midi, les musiciens se produisent gratuitement sur la scène du parc Zhongshan. Les mélodies qui résonnent dans les temples et les salles de concert attirent des foules de plus en plus nombreuses, annonçant une meilleure transmission de la musique ancienne pour les générations futures.

Préserver le patrimoine culturel exige de lui insuffler constamment une nouvelle vie. À Xiamen, certaines écoles primaires offrent maintenant des cours de Nanyin. XSMG a lancé des campagnes associées aux troupes musicales et aux écoles locales pour fournir des programmes de formation et des camps d'été dirigés par les meilleurs tuteurs. En outre, le groupe organise des concours réguliers pour les jeunes participants. Il coopère étroitement avec les écoles d'art de la ville et leur fournit des enseignants spécialisés.

La chanson « Ode à la pierre d’or » chantée depuis des millénaires ramène le public à l’art de la dynastie des Song. La chanson raconte l’histoire d'amour de la poétesse Li Qingzhao et de son mari. Xu Dani, qui interprète la poétesse, et Pan Wenlong, qui joue le rôle du mari, sont des vedettes de la nouvelle génération d'artistes de Nanyin diplômés des écoles d'art et qui collaborent avec XSMG.

Les instruments orchestraux occidentaux ont même été utilisés dans une tentative audacieuse de combiner l'art traditionnel avec la musique du monde.

La musique ancienne profondément enracinée dans le sud du Fujian connaît une grande popularité dans le monde entier depuis des siècles. Ces dernières années, XSMG a organisé de nombreuses représentations en Chine, notamment dans les régions de Hong Kong, Macao et Taiwan, ainsi que dans des pays comme la France, la Nouvelle-Zélande, la République tchèque, les Philippines, Singapour et la Malaisie.

« Le national est international », affirme Yang Xueli. « La meilleure façon d'aider le monde à partager les mélodies du sud est de créer des œuvres d’excellence. »