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L’éradication de la pauvreté par la réforme

2017-11-16      Texte de Li Zhuoxi    

  • 蔡官镇 董冬仙、董天英.jpg

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  • 绿野芳田.jpg

  • 贫困户易地搬迁.jpg

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Des facteurs historiques et géographiques particuliers ont plongé la province du Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, dans une situation sombre. Comme le décrit le Rapport sur le développement humain en 2005 publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), « si le Guizhou était un pays, il serait derrière la Namibie sur l’indice de développement humain ».

Au début de l’année 2015, 6,23 millions d'habitants du Guizhou étaient encore sous le seuil de pauvreté, et 50 des 88 comtés de la province étaient désignés comme des cibles clés de la campagne de lutte contre la pauvreté en Chine. Pendant de nombreuses années, le Guizhou a été connu pour sa pauvreté.

Naturellement, des gens de toute la Chine ont contribué à sortir le Guizhou de cette situation dans l'objectif de faire de la Chine une société modérément prospère à tous les égards d'ici 2020.

En 2015, le plan de réforme d’une ville du Guizhou a attiré l'attention du gouvernement central chinois. La ville de Liupanshui a fait avancer sa réforme rurale en « transformant les ressources en actifs, les capitaux en actions et les agriculteurs en actionnaires ». Le 27 novembre 2015, Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, a cité les résultats fructueux de la ville, lors d'une conférence de travail sur la réduction de la pauvreté et le développement : « Nous devons réformer et rénover pour mettre à profit les ressources de la terre, du travail, du capital et des paysages naturels dans les zones pauvres pour faire naître des bénéfices tout en préservant l'écosystème, comme cela a été fait à Liupanshui, au Guizhou. »

 

Droits de propriété collective

En 1978, un nouveau terme a commencé à circuler en Chine : « système de responsabilité contractuelle des ménages avec rémunération liée à la production ». Cela signifiait que les ménages pouvaient contracter des terres pour l'exploitation, libérant ainsi des forces productives dans les zones rurales. Cela a mobilisé l’enthousiasme de la production et apporté des changements radicaux à la Chine rurale. Une agriculture intensive et méticuleuse assurée par les ménages a miraculeusement réussi à nourrir 22 % de la population mondiale avec seulement 7 % des terres.

Cependant, avec le développement continu des zones rurales, de nouveaux problèmes sont apparus. La production des ménages ne répond guère aux besoins d'un développement à grande échelle, organisé et axé sur le marché de l'économie rurale et elle n'est que grossièrement liée au marché. Ces dernières années, de nombreux esprits se sont attachés à apporter des solutions à ces problèmes.

Dans le comté de Shuicheng du Guizhou, qui dépend de la ville de Miluo, une entreprise nommée Runyongheng cultive des kiwis sur 10 000 mu (chaque mu équivaut à 0,067 hectare). Wang Shunyou, du village d'Ejia, a associé à cet effort ses cinq mu de terre, pour un revenu annuel garanti de 600 yuans par mu. « Cette rémunération augmentera d'année en année. Après cinq ans, nous toucherons 1 300 yuans par an, et au bout de dix ans, 1 900 yuans par an », explique-t-il. Cela est plus rentable pour la famille que la récolte précédente de maïs, qui leur rapportait parfois moins de 500 yuans par mu.

Le revenu garanti a convaincu de nombreux villageois d’Ejia de devenir parties prenantes. À l'heure actuelle, 3 062 personnes de 875 ménages se sont jointes à l’initiative, chacune pouvant gagner en moyenne 4 300 yuans par an.

Li Nan du village de Xiushui, dans le comté de Puding, ne s'attendait à aucun retour sur ses terres arables, mais inutilisées, parce qu'il travaillait à l'extérieur du village, qui a connu un essor touristique grâce au soutien du groupe Anshun Xingwei. 1 100 villageois ont acheté des parts de 5 200 mu de terres arables sous la direction de la société, et ils gagnent annuellement des dividendes de 1 000 yuans par mu.

En 2016, le revenu annuel du parc d'écotourisme de Xiushui a atteint 17 millions de yuans. Les profits ont été versés aux villageois et utilisés pour reconstruire le village.

La conversion des ressources en actifs a créé l’opportunité pour le village de partager les fruits de son développement avec les villageois, de capitaliser sur des ressources gaspillées depuis longtemps et de tout transformer en une source potentielle de richesse.

 

Une plateforme industrielle

La construction d'une agriculture moderne et l'évolution des modèles de développement agricole sont au centre du développement agricole de la Chine d’aujourd’hui.

Le succès de la province du Guizhou à transformer les ressources en actifs, le capital en actions et les agriculteurs en actionnaires, réside dans l'accent mis sur l'ajustement des modèles de progrès agricole dans les zones rurales au fur et à mesure de leur industrialisation.

À 53 ans, Dong Dongxian travaille dans le domaine appartenant à la coopérative locale connue sous le nom de Duichangsha dans la ville d'Anshun. Il y a quelques années, lorsque son mari a été blessé sur un chantier de construction, elle est devenue le seul soutien financier de sa famille, et elle a eu du mal à subvenir aux besoins du foyer avec ses cultures.

« Je cultivais du maïs et des pommes de terre, je gagnais à peine quelques sous », se souvient-elle. « Tout est différent aujourd'hui. Nous suivons les demandes de la coopérative et nous cultivons des légumes de saison, qui rapportent beaucoup plus, et nous n'avons plus besoin de faire du marketing. »

Au début de l’année 2017, la société Guizhou Green Field a été fondée. L'entreprise passe des contrats avec des coopératives et organise ses commandes en fonction des besoins du marché et des familles à faible revenu, ciblant aussi bien les agriculteurs que le marché.

La coopérative de Duichangsha, qui emploie Dong Dongxian, est une cliente de Green Field.

Green Field s'occupe de toutes sortes de coopératives et d'entreprises agricoles, en offrant des prix garantis hors saison et des prix d'achat sur le marché pendant la haute saison, afin d'inciter les familles les plus démunies à participer à la production. L'approche a inspiré 827 familles à faible revenu à se joindre à une équipe de culture de légumes et d'élevage de poulets, apportant à chacune une augmentation annuelle moyenne de revenu de 20 000 yuans.

Les cultures ne peuvent s’épanouir sans terres fertiles. La réforme centrée sur la stimulation d'une terre si fertile a produit une croissance brillante. Au cours des deux dernières années, des campagnes de réforme pilotes au Guizhou ont bénéficié à 524 000 familles démunies, augmentant le revenu annuel par habitant de 2 059 yuans en moyenne. Rien qu'en 2016, le Guizhou a sorti plus de 1,2 million de personnes de la pauvreté.

L'expérience de la réforme de la province a établi un nouveau modèle pour la gestion agricole et a ouvert la voie à une réduction ciblée de la pauvreté, faisant du Guizhou un moteur attirant encore plus de personnes démunies.

 

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L’éradication de la pauvreté par la réforme

2017-11-16      Texte de Li Zhuoxi

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Des facteurs historiques et géographiques particuliers ont plongé la province du Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, dans une situation sombre. Comme le décrit le Rapport sur le développement humain en 2005 publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), « si le Guizhou était un pays, il serait derrière la Namibie sur l’indice de développement humain ».

Au début de l’année 2015, 6,23 millions d'habitants du Guizhou étaient encore sous le seuil de pauvreté, et 50 des 88 comtés de la province étaient désignés comme des cibles clés de la campagne de lutte contre la pauvreté en Chine. Pendant de nombreuses années, le Guizhou a été connu pour sa pauvreté.

Naturellement, des gens de toute la Chine ont contribué à sortir le Guizhou de cette situation dans l'objectif de faire de la Chine une société modérément prospère à tous les égards d'ici 2020.

En 2015, le plan de réforme d’une ville du Guizhou a attiré l'attention du gouvernement central chinois. La ville de Liupanshui a fait avancer sa réforme rurale en « transformant les ressources en actifs, les capitaux en actions et les agriculteurs en actionnaires ». Le 27 novembre 2015, Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, a cité les résultats fructueux de la ville, lors d'une conférence de travail sur la réduction de la pauvreté et le développement : « Nous devons réformer et rénover pour mettre à profit les ressources de la terre, du travail, du capital et des paysages naturels dans les zones pauvres pour faire naître des bénéfices tout en préservant l'écosystème, comme cela a été fait à Liupanshui, au Guizhou. »

 

Droits de propriété collective

En 1978, un nouveau terme a commencé à circuler en Chine : « système de responsabilité contractuelle des ménages avec rémunération liée à la production ». Cela signifiait que les ménages pouvaient contracter des terres pour l'exploitation, libérant ainsi des forces productives dans les zones rurales. Cela a mobilisé l’enthousiasme de la production et apporté des changements radicaux à la Chine rurale. Une agriculture intensive et méticuleuse assurée par les ménages a miraculeusement réussi à nourrir 22 % de la population mondiale avec seulement 7 % des terres.

Cependant, avec le développement continu des zones rurales, de nouveaux problèmes sont apparus. La production des ménages ne répond guère aux besoins d'un développement à grande échelle, organisé et axé sur le marché de l'économie rurale et elle n'est que grossièrement liée au marché. Ces dernières années, de nombreux esprits se sont attachés à apporter des solutions à ces problèmes.

Dans le comté de Shuicheng du Guizhou, qui dépend de la ville de Miluo, une entreprise nommée Runyongheng cultive des kiwis sur 10 000 mu (chaque mu équivaut à 0,067 hectare). Wang Shunyou, du village d'Ejia, a associé à cet effort ses cinq mu de terre, pour un revenu annuel garanti de 600 yuans par mu. « Cette rémunération augmentera d'année en année. Après cinq ans, nous toucherons 1 300 yuans par an, et au bout de dix ans, 1 900 yuans par an », explique-t-il. Cela est plus rentable pour la famille que la récolte précédente de maïs, qui leur rapportait parfois moins de 500 yuans par mu.

Le revenu garanti a convaincu de nombreux villageois d’Ejia de devenir parties prenantes. À l'heure actuelle, 3 062 personnes de 875 ménages se sont jointes à l’initiative, chacune pouvant gagner en moyenne 4 300 yuans par an.

Li Nan du village de Xiushui, dans le comté de Puding, ne s'attendait à aucun retour sur ses terres arables, mais inutilisées, parce qu'il travaillait à l'extérieur du village, qui a connu un essor touristique grâce au soutien du groupe Anshun Xingwei. 1 100 villageois ont acheté des parts de 5 200 mu de terres arables sous la direction de la société, et ils gagnent annuellement des dividendes de 1 000 yuans par mu.

En 2016, le revenu annuel du parc d'écotourisme de Xiushui a atteint 17 millions de yuans. Les profits ont été versés aux villageois et utilisés pour reconstruire le village.

La conversion des ressources en actifs a créé l’opportunité pour le village de partager les fruits de son développement avec les villageois, de capitaliser sur des ressources gaspillées depuis longtemps et de tout transformer en une source potentielle de richesse.

 

Une plateforme industrielle

La construction d'une agriculture moderne et l'évolution des modèles de développement agricole sont au centre du développement agricole de la Chine d’aujourd’hui.

Le succès de la province du Guizhou à transformer les ressources en actifs, le capital en actions et les agriculteurs en actionnaires, réside dans l'accent mis sur l'ajustement des modèles de progrès agricole dans les zones rurales au fur et à mesure de leur industrialisation.

À 53 ans, Dong Dongxian travaille dans le domaine appartenant à la coopérative locale connue sous le nom de Duichangsha dans la ville d'Anshun. Il y a quelques années, lorsque son mari a été blessé sur un chantier de construction, elle est devenue le seul soutien financier de sa famille, et elle a eu du mal à subvenir aux besoins du foyer avec ses cultures.

« Je cultivais du maïs et des pommes de terre, je gagnais à peine quelques sous », se souvient-elle. « Tout est différent aujourd'hui. Nous suivons les demandes de la coopérative et nous cultivons des légumes de saison, qui rapportent beaucoup plus, et nous n'avons plus besoin de faire du marketing. »

Au début de l’année 2017, la société Guizhou Green Field a été fondée. L'entreprise passe des contrats avec des coopératives et organise ses commandes en fonction des besoins du marché et des familles à faible revenu, ciblant aussi bien les agriculteurs que le marché.

La coopérative de Duichangsha, qui emploie Dong Dongxian, est une cliente de Green Field.

Green Field s'occupe de toutes sortes de coopératives et d'entreprises agricoles, en offrant des prix garantis hors saison et des prix d'achat sur le marché pendant la haute saison, afin d'inciter les familles les plus démunies à participer à la production. L'approche a inspiré 827 familles à faible revenu à se joindre à une équipe de culture de légumes et d'élevage de poulets, apportant à chacune une augmentation annuelle moyenne de revenu de 20 000 yuans.

Les cultures ne peuvent s’épanouir sans terres fertiles. La réforme centrée sur la stimulation d'une terre si fertile a produit une croissance brillante. Au cours des deux dernières années, des campagnes de réforme pilotes au Guizhou ont bénéficié à 524 000 familles démunies, augmentant le revenu annuel par habitant de 2 059 yuans en moyenne. Rien qu'en 2016, le Guizhou a sorti plus de 1,2 million de personnes de la pauvreté.

L'expérience de la réforme de la province a établi un nouveau modèle pour la gestion agricole et a ouvert la voie à une réduction ciblée de la pauvreté, faisant du Guizhou un moteur attirant encore plus de personnes démunies.