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Super riz

2017-09-11      


Les céréalessont indissociables de la civilisation humaine depuis les premières sédentarisations pour pratiquer l'agriculture. Le riz, l'un des aliments de base les plus consommés au monde, nourrit plus de la moitié des habitants de la planète, et 60% de la population chinoise. En tant que premier pays de plantation de riz au monde, la Chine pratique la riziculture depuis près de 7 000 ans et, aujourd'hui, le riz représente près de 50% de sa production totale de céréales. 

Le rôle du riz, la « plus grande force » céréalière, est important pour la Chine et pour le reste du monde. 

  

La culture de « super riz » 

Le 13 avril 2017 a été une journée spéciale pour le riz. Au 1er Forum international sur le riz à Sanya, Yuan Longping, académicien de l'Académie chinoise d'ingénierie, a annoncé que le riz chinois « approchait de l’objectif, à 90%, de produire 1 130 kilogrammes par mu, ou 17 tonnes par hectare. » 

La Chine a commencé à mener des recherches sur la culture de riz à très haut rendement au milieu des années 1980, période pendant laquelle l'Académie des sciences agricoles du Guangdong, l'Université agricole de Shenyang et l'Institut de recherche sur le riz de Chine ont contribué à des travaux encourageants. En 1996, le ministère de l'Agriculture a lancé le programme « Culture de super riz ». Un an plus tard, sous la direction de Yuan Longpingqui voulait « intégrer l'amélioration morphologique et l'utilisation de l'hétérosis », plus de vingt instituts de recherche scientifique et technologique se sont alliés pour accomplir le processus stratégique en quatre étapes : 700 kg / mu, 800 kg / mu, 900 kg / muet 1 000kg / mu, six ans avant les prévisions d’échéance du projet. 

Les données montrent que le super riz de première phase a donné un rendement moyen de 550 kilogrammes par mu. L'application de la deuxième phase a donné une production moyenne de 600 kg par mu, et celle de la troisième phase a produit en moyenne 650 kg par mu. En 2015, du super riz chinois poussait sur une superficie totale de 960 millions de mu, et jouait un rôle important dans la garantie de la sécurité céréalière du pays. 

L'augmentation du rendement du riz a toujours été un sujet qui intéresse les experts universitaires. En 1981, le Japon était le précurseur mondial de la recherche sur la culture du riz. En 1989, l'Institut international de recherche sur le riz (IRRI), la plus grande institution de recherche agricole internationale d'Asie, siégeant aux Philippines, a lancé un programme de recherche similaire, qui a entraîné des rendements élevés sur une petite aire expérimentale en 1994. Ce développement a été baptisé « super riz »et a suscité une attention mondiale. 

Certains ont supposé que le « super riz »était un nouveau terme pour désigner le riz hybride à haut rendement, mais ce riz peut être produit conventionnel ou hybride. 

Depuis 2005, le ministère chinois de l'Agriculture promeut un programme visant à créer une nouvelle variété de super rizselon une procédure de certification stricte. En 2016, la Chine avait déjà 125 espèces de « super riz » dans sa production agricole, dont 45 %de riz classique et 55 % de riz hybride. 

  

Le père du riz hybride chinois 

Le succès du « super riz »en Chine rappelle l'émergence du riz hybride à haut rendement. 

Le premier riz hybride au monde a été cultivé en Indonésie par le scientifique américain Henry Beachell. Cependant, la Chine a été le premier pays à réussir à faire du riz hybride une production à grande échelle, et cet exploit n'aurait pas été possible sans les efforts de Yuan Longping, surnommé « le père du riz hybride chinois ». 

Il est bien sûr très connu en Chine, mais pas seulement ; sur le plan mondial, c’est aussi un personnage influent. 

YuanLongping a commencé à mener des recherchessur le riz hybride dans les années 1960. Son équipe a été pionnière dans les techniques de culture et la stratégie de développement, ce qui leur a non seulement permis d’avoir des rendements élevés à grande échelle, mais aussid’assurer que la population chinoise ait assez pour se nourrir. 

Il a partagé ses techniques avec ses homologues aux États-Unis et en Inde et a donné des conférences dans plus de trente pays et régions d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. 

Le 3 novembre 1987, l'UNESCO lui a décerné le prix scientifique de l'année à son siège à Paris, enqualifiant ses réalisations scientifiques et technologiques de « deuxième révolution verte » après le riz semi-nain développé au début des années 1970. En 2004, il a remporté le prix mondial de l'alimentation pour sa contribution exceptionnelle à l’apport d’aliments nutritifs en quantité suffisante à l'humanité. 

En avril 2006, Yuan Longping a été nommé académicien étranger de l'Académie nationale des sciences des États-Unis. 

  

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