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Jackie Chan, icône du kung-fu

2017-03-14      Texte de Ru Yuan    Beijing Information

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Jackie Chan, sans doute l’acteur chinois de films d’action le plus célèbre, sera récompensé en novembre pour son travail impressionnant et son dévouement à l'industrie cinématographique. Premier Chinois à recevoir le prix des gouverneurs de l'Académie des Oscars, il a passé des décennies à « jouer, parfois écrire, réaliser et produire, plus de 30 films d’arts martiaux dans sa ville natale de Hong Kong, charmant les spectateurs avec ses prouesses athlétiques, ses cascades inventives et son charisme infini », comme l'a déclaré l'Académie. En cinq décennies dans l'industrie cinématographique, il a produit plus de 100 films. Il est juste de dire que si Bruce Lee est celui qui a ouvert les portes d'Hollywood aux acteurs chinois, Jackie Chan est celui qui a pris le contrôle de cette opportunité, en conquérant Hollywood avec son style spectaculaire et unique.

 

 


 

 

Un style nouveau

Né à Hong Kong en 1954 sous le nom de Chan Kong-sang, Jackie Chan a été envoyé à l'Académie de théâtre de Chine, une école locale de l'opéra de Pékin où il a appris les arts martiaux et l'acrobatie dès l'âge de six ans. Le talentueux enfant est rapidement devenu l'un des meilleurs élèves de l'école et a commencé à apparaître dans de petits rôles.

Au début des années 1970, alors qu’il s’apprêtait à lancer officiellement sa carrière d’acteur, Bruce Lee était déjà un nom bien connu en Asie. Après la mort de ce dernier en 1973, Jackie Chan a été parmi les nombreuses stars de Hong Kong qui ont été présentées comme la prochaine grande étoile des arts martiaux. Cependant, sa petite taille le distinguait de la plupart des acteurs de cinéma d'action très musclés du moment. Ainsi, dès le début, il savait qu'il allait devoir développer son propre style pour se démarquer.

 

 

 


 

 

 

Cela a permis sa grande percée au cinéma : un mélange d’éléments de comédie et d’action. Ce changement a apporté une nouvelle pratique à l'industrie et a donné à Jackie Chan plus d’espace pour explorer son expertise en arts martiaux et en acrobatie. La comédie est ce qui l’a distingué des autres acteurs de kung-fu. « Quand Bruce Lee frappe quelqu'un, il continue comme s’il n’avait pas mal », a-t-il expliqué durant une interview. « Quand je frappe quelqu'un, je secoue mon poing et je m’exclame, aïe ! »

Son genre de kung-fu comique comporte du combat acrobatique, un timing comique, l'utilisation d'armes improvisées et des cascades à couper le souffle. Les scénarios sont aussi un peu différents des films d'arts martiaux traditionnels. Par exemple, dans son film de 1978 Le Chinois se déchaîne, au lieu d'apprendre les arts de combat des animaux traditionnels, le héros incarné par Chan s’inspire d'un chat.

 

 


 

 

Le nouveau genre a rapidement conquis le public, avec Le Maître chinois sorti en 1978. Le film raconte l'histoire d'un jeune disciple de kung-fu, qui apprend un style dans lequel le combattant semble être ivre. Le film, qui a enregistré un box-office près de 2,5 fois plus important que Le Chinois se déchaîne, a immédiatement fait sensation. Il a connu un grand succès en Asie et un succès d’art et d’essai aux États-Unis, et a ensuite été réédité en nouvelle version par Hollywood.

Depuis, le genre comique du kung-fu est la marque de fabrique de Jackie Chan. Depuis quarante ans, presque tous ses films d'action, du Marin des mers de Chine et Mister Dynamite dans les années 1980, de Jackie Chan dans le Bronx et Mister Cool dans les années 1990, à L’Expert de Hong Kong et Rush Hour au XXIe siècle, ont été faits dans ce style.

 

 


 

 

Rencontre entre l’Orient et l’Occident

Rare parmi les acteurs chinois à être internationalement reconnu, il a réellement percé à Hollywood en 1995, quand son film Jackie Chan dans le Bronx est sorti aux États-Unis et a engrangé 10 millions de dollars en un week-end. Le film est finalement arrivé à la sixième place du box-office nord-américain de l’année, confirmant Jackie Chan comme acteur célèbre. Bientôt, d'autres productions à gros budget, comme la série Rush Hour et Shanghai Kid ont également connu un succès immense au box-office américain.

Certains analystes estiment qu’en plus du style unique de Chan, le casting international et le scénario, l'intrigue légère et les cascades sans doublure ont contribué au succès de l'acteur en Occident. Le public occidental aime ses superbes cascades sans effets spéciaux ou doublure, comme un saut d'un hélicoptère sur le point d'exploser, une glissade de 21 étages sur un gratte-ciel, une course derrière une automobile en patins à roulettes et une chute de la tour de l'horloge.

 

 


 

 

En raison de son succès commercial, Jackie Chan a commencé à travailler plus souvent avec Hollywood à partir de la fin des années 1990. Cependant, très vite, il est devenu frustré par la gamme limitée de rôles proposés et le manque de contrôle sur le processus de production cinématographique. « Parfois, j’avais l’impression que le style d'action était trop américanisé et je ne comprenais pas l'humour américain », a-t-il révélé durant une interview accordée à des médias américains. En outre, il s’est agacé des règles de sécurité d'Hollywood. « Je sais qu'ils veulent s'assurer de ma sécurité quand je fais mes cascades. Mais parfois, c'est juste une chose simple, et cela prend tant de temps », a-t-il déploré.

C'est ainsi qu’il a commencé à mettre davantage l'accent sur la Chine au tournant du XXIe siècle. Non content d’être adoré du public occidental, il cherchait naturellement une reconnaissance en Asie. « Parfois, je souhaite pouvoir trouver un équilibre entre les différents publics », a-t-il déclaré.

Pendant toutes ces années, il a essayé d'accélérer la convergence entre les industries du divertissement hollywoodiennes et chinoises. Son dernier essai a été un film d'action dramatique et historique sorti en 2015, une épopée mêlant Orient et Occident. Dans cette intrigue placée durant la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 apr- J.-C.), il joue le rôle de commandant de la Brigade de protection des régions de l'Ouest (le terme historique chinois faisant référence au Xinjiang et à l’Asie centrale) et mène des combats furieux contre des soldats romains joués par John Cusack et Adrien Brody.

 

 

 


 

 

Une vision plus large

Les cinéphiles occidentaux ont vu des personnages chinois dans les films de Hollywood dès les années 1930, les célèbres Fu Manchu et Charlie Chan. Mais à cette époque, la plupart des rôles étaient négatifs. Grâce à une plus grande communication et une meilleure compréhension, le public occidental voit désormais sur ses écrans plus de personnages chinois positifs. Cependant, malgré ce changement, il semble que le film de kung-fu est toujours le seul genre de film chinois qui intéresse la plupart des Occidentaux.

Jackie Chan espère que plus de types de films chinois intéresseront les spectateurs étrangers, bien qu'il sache que ce n'est certainement pas une tâche facile. « Je fais de nouvelles expériences et je change de style ces dernières années », a-t-il affirmé. « J'espère que lorsque les spectateurs penseront à moi, ils ne penseront plus seulement à la comédie d’action. »

Ces dernières années, il a consacré la majeure partie de son temps à la philanthropie et à un travail public. Il a fondé la Jackie Chan Charitable Foundation en 1988 et la Dragon's Heart Foundation en 2004. La première offre des bourses d'études et une aide aux jeunes de Hong Kong, et la seconde met l'accent sur la satisfaction des besoins urgents des enfants et des personnes âgées dans les régions reculées de la partie continentale de la Chine. Par le biais de ces organisations, il parraine des activités sportives pour la jeunesse à Hong Kong, il a construit 27 écoles dans des zones pauvres de la partie continentale, et il a fourni aux personnes âgées pauvres des vêtements, fauteuils roulants et autres nécessités.

Il est aussi ambassadeur de bonne volonté de l'UNICEF et défend les œuvres de bienfaisance et causes de l’organisation. Il a fait campagne pour la protection des animaux et a encouragé les efforts de secours après des séismes et inondations dans la partie continentale de la Chine, et après le tsunami de l'océan Indien en 2004.

« Je pourrais prendre ma retraire et laisser filer le temps », dit-il. « Mais je veux faire de bonnes choses durant les années qui me restent. Aider les gens, dépenser mon argent, faire de bonnes choses. C’est le plus important. »

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Jackie Chan, icône du kung-fu

2017-03-14      Texte de Ru Yuan

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Jackie Chan, sans doute l’acteur chinois de films d’action le plus célèbre, sera récompensé en novembre pour son travail impressionnant et son dévouement à l'industrie cinématographique. Premier Chinois à recevoir le prix des gouverneurs de l'Académie des Oscars, il a passé des décennies à « jouer, parfois écrire, réaliser et produire, plus de 30 films d’arts martiaux dans sa ville natale de Hong Kong, charmant les spectateurs avec ses prouesses athlétiques, ses cascades inventives et son charisme infini », comme l'a déclaré l'Académie. En cinq décennies dans l'industrie cinématographique, il a produit plus de 100 films. Il est juste de dire que si Bruce Lee est celui qui a ouvert les portes d'Hollywood aux acteurs chinois, Jackie Chan est celui qui a pris le contrôle de cette opportunité, en conquérant Hollywood avec son style spectaculaire et unique.

 

 


 

 

Un style nouveau

Né à Hong Kong en 1954 sous le nom de Chan Kong-sang, Jackie Chan a été envoyé à l'Académie de théâtre de Chine, une école locale de l'opéra de Pékin où il a appris les arts martiaux et l'acrobatie dès l'âge de six ans. Le talentueux enfant est rapidement devenu l'un des meilleurs élèves de l'école et a commencé à apparaître dans de petits rôles.

Au début des années 1970, alors qu’il s’apprêtait à lancer officiellement sa carrière d’acteur, Bruce Lee était déjà un nom bien connu en Asie. Après la mort de ce dernier en 1973, Jackie Chan a été parmi les nombreuses stars de Hong Kong qui ont été présentées comme la prochaine grande étoile des arts martiaux. Cependant, sa petite taille le distinguait de la plupart des acteurs de cinéma d'action très musclés du moment. Ainsi, dès le début, il savait qu'il allait devoir développer son propre style pour se démarquer.

 

 

 


 

 

 

Cela a permis sa grande percée au cinéma : un mélange d’éléments de comédie et d’action. Ce changement a apporté une nouvelle pratique à l'industrie et a donné à Jackie Chan plus d’espace pour explorer son expertise en arts martiaux et en acrobatie. La comédie est ce qui l’a distingué des autres acteurs de kung-fu. « Quand Bruce Lee frappe quelqu'un, il continue comme s’il n’avait pas mal », a-t-il expliqué durant une interview. « Quand je frappe quelqu'un, je secoue mon poing et je m’exclame, aïe ! »

Son genre de kung-fu comique comporte du combat acrobatique, un timing comique, l'utilisation d'armes improvisées et des cascades à couper le souffle. Les scénarios sont aussi un peu différents des films d'arts martiaux traditionnels. Par exemple, dans son film de 1978 Le Chinois se déchaîne, au lieu d'apprendre les arts de combat des animaux traditionnels, le héros incarné par Chan s’inspire d'un chat.

 

 


 

 

Le nouveau genre a rapidement conquis le public, avec Le Maître chinois sorti en 1978. Le film raconte l'histoire d'un jeune disciple de kung-fu, qui apprend un style dans lequel le combattant semble être ivre. Le film, qui a enregistré un box-office près de 2,5 fois plus important que Le Chinois se déchaîne, a immédiatement fait sensation. Il a connu un grand succès en Asie et un succès d’art et d’essai aux États-Unis, et a ensuite été réédité en nouvelle version par Hollywood.

Depuis, le genre comique du kung-fu est la marque de fabrique de Jackie Chan. Depuis quarante ans, presque tous ses films d'action, du Marin des mers de Chine et Mister Dynamite dans les années 1980, de Jackie Chan dans le Bronx et Mister Cool dans les années 1990, à L’Expert de Hong Kong et Rush Hour au XXIe siècle, ont été faits dans ce style.

 

 


 

 

Rencontre entre l’Orient et l’Occident

Rare parmi les acteurs chinois à être internationalement reconnu, il a réellement percé à Hollywood en 1995, quand son film Jackie Chan dans le Bronx est sorti aux États-Unis et a engrangé 10 millions de dollars en un week-end. Le film est finalement arrivé à la sixième place du box-office nord-américain de l’année, confirmant Jackie Chan comme acteur célèbre. Bientôt, d'autres productions à gros budget, comme la série Rush Hour et Shanghai Kid ont également connu un succès immense au box-office américain.

Certains analystes estiment qu’en plus du style unique de Chan, le casting international et le scénario, l'intrigue légère et les cascades sans doublure ont contribué au succès de l'acteur en Occident. Le public occidental aime ses superbes cascades sans effets spéciaux ou doublure, comme un saut d'un hélicoptère sur le point d'exploser, une glissade de 21 étages sur un gratte-ciel, une course derrière une automobile en patins à roulettes et une chute de la tour de l'horloge.

 

 


 

 

En raison de son succès commercial, Jackie Chan a commencé à travailler plus souvent avec Hollywood à partir de la fin des années 1990. Cependant, très vite, il est devenu frustré par la gamme limitée de rôles proposés et le manque de contrôle sur le processus de production cinématographique. « Parfois, j’avais l’impression que le style d'action était trop américanisé et je ne comprenais pas l'humour américain », a-t-il révélé durant une interview accordée à des médias américains. En outre, il s’est agacé des règles de sécurité d'Hollywood. « Je sais qu'ils veulent s'assurer de ma sécurité quand je fais mes cascades. Mais parfois, c'est juste une chose simple, et cela prend tant de temps », a-t-il déploré.

C'est ainsi qu’il a commencé à mettre davantage l'accent sur la Chine au tournant du XXIe siècle. Non content d’être adoré du public occidental, il cherchait naturellement une reconnaissance en Asie. « Parfois, je souhaite pouvoir trouver un équilibre entre les différents publics », a-t-il déclaré.

Pendant toutes ces années, il a essayé d'accélérer la convergence entre les industries du divertissement hollywoodiennes et chinoises. Son dernier essai a été un film d'action dramatique et historique sorti en 2015, une épopée mêlant Orient et Occident. Dans cette intrigue placée durant la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 apr- J.-C.), il joue le rôle de commandant de la Brigade de protection des régions de l'Ouest (le terme historique chinois faisant référence au Xinjiang et à l’Asie centrale) et mène des combats furieux contre des soldats romains joués par John Cusack et Adrien Brody.

 

 

 


 

 

Une vision plus large

Les cinéphiles occidentaux ont vu des personnages chinois dans les films de Hollywood dès les années 1930, les célèbres Fu Manchu et Charlie Chan. Mais à cette époque, la plupart des rôles étaient négatifs. Grâce à une plus grande communication et une meilleure compréhension, le public occidental voit désormais sur ses écrans plus de personnages chinois positifs. Cependant, malgré ce changement, il semble que le film de kung-fu est toujours le seul genre de film chinois qui intéresse la plupart des Occidentaux.

Jackie Chan espère que plus de types de films chinois intéresseront les spectateurs étrangers, bien qu'il sache que ce n'est certainement pas une tâche facile. « Je fais de nouvelles expériences et je change de style ces dernières années », a-t-il affirmé. « J'espère que lorsque les spectateurs penseront à moi, ils ne penseront plus seulement à la comédie d’action. »

Ces dernières années, il a consacré la majeure partie de son temps à la philanthropie et à un travail public. Il a fondé la Jackie Chan Charitable Foundation en 1988 et la Dragon's Heart Foundation en 2004. La première offre des bourses d'études et une aide aux jeunes de Hong Kong, et la seconde met l'accent sur la satisfaction des besoins urgents des enfants et des personnes âgées dans les régions reculées de la partie continentale de la Chine. Par le biais de ces organisations, il parraine des activités sportives pour la jeunesse à Hong Kong, il a construit 27 écoles dans des zones pauvres de la partie continentale, et il a fourni aux personnes âgées pauvres des vêtements, fauteuils roulants et autres nécessités.

Il est aussi ambassadeur de bonne volonté de l'UNICEF et défend les œuvres de bienfaisance et causes de l’organisation. Il a fait campagne pour la protection des animaux et a encouragé les efforts de secours après des séismes et inondations dans la partie continentale de la Chine, et après le tsunami de l'océan Indien en 2004.

« Je pourrais prendre ma retraire et laisser filer le temps », dit-il. « Mais je veux faire de bonnes choses durant les années qui me restent. Aider les gens, dépenser mon argent, faire de bonnes choses. C’est le plus important. »