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Il y a 40 ans, le gaokao faisait son retour

2017-08-11      Texte de Zhang Xue    

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En décembre 1977, le sésame de l'enseignement supérieur en Chine est revenu après une absence de onze ans, et 5,7 millions d'adolescents et de jeunes adultes ont passé l'examen. Ils venaient de presque tous les coins du pays – écoles, champs, casernes et usines – et tentaient pour la première fois de leur vie leur chance de manière équitable pour aller à l’université. Ces épreuves ont transformé le sort de nombreux candidats cette année, comme cela a été le cas au fil des décennies qui se sont écoulées depuis. 

  

Un tournant 

Chen Yongjun n'oubliera jamais la date du 21 octobre 1977. Avant de partir au travail ce jour-là, le jeune homme de 22 ans a entendu à la radio nationale chinoise (CNR) que le gaokao, l'examen d'entrée national à l’université, allait être organisé à nouveau. « Il faisait du bruit dans l’usine et nous étions occupés lorsque nous avons entendu cela », se souvient-il. « Je n’ai pas pu tout entendre, mais j'ai compris l'expression qui disait que le gaokao revenait. »  

Le lendemain, il s'est précipité dans la salle de lecture dès son arrivée à l'usine pour trouver Le Quotidien du peuple de la veille, où il a trouvé le texte intégral de l'avis. 

Il était l'un des nombreux diplômés du secondaire qui ont consacré beaucoup de temps à diverses campagnes en dehors de leurs études pendant la période de la Révolution culturelle (1966-1976). « Je ne m'attendais pas à réussir l'examen parce que je n’avais pas beaucoup appris à l'école », admet-il. « Mais le passé n'avait pas vraiment d'importance, cet examen pouvait changer mon destin. » Avec quelques collègues, ils ont décidé de s'inscrire. 

Pendant le mois qui a suivi, il a passé son temps à chercher des manuels d'étude et a travaillé dur jusque dans la nuit après sa journée de travail et pendant ses temps de pause. 

« Au cours de la décennie de la Révolution culturelle, aucun d'entre nous n'a obtenu une solide base éducative », explique-t-il. « Je suis extrêmement reconnaissant envers mes enseignants du primaire, qui m'ont aidé dans la première étape. » En plus de sa motivation, il attribue son succès à de bonnes habitudes comme la lecture de livres et de journaux. « Quand j'étais enfant, j'ai trouvé un livre intitulé L'économie politique de l'Union soviétique sur une étagère de mon père, et je l’aimais tellement que je l’emmenais avec moi au travail. » Ce livre a peut-être joué un rôle dans le choix de Chen, qui a penché pour des études économiques de Chen après sa licence. 

Cette année-là, 270 000 jeunes hommes ont reçu des lettres d'admission à l’université après une concurrence féroce et équitable. 

En 1978, Chen a dit adieux à ses collègues et s'est dirigé vers l’Institut de finance et d’économie de Bengbu, dans la province de l'Anhui. Les candidats qui ont passé l'examen en 1977 et 1978 ont commencé leur premier semestre dans la foulée. Il faisait partie du groupe « non traditionnel », composé principalement d'étudiants plus âgés qui avaient dû retarder leurs études en raison du chaos provoqué par la Révolution culturelle. 

« Il y avait deux générations dans ma classe », souligne-t-il. « Le plus jeune avait 16 ans et le plus âgé 32. » Même avec cinq ans d'expérience dans une centrale électrique ferroviaire, il n'était absolument pas l’aîné de sa classe. 

Le campus bourdonnait après tant d'années de silence. La joie remplissait l'air de jeunes gens lisant des livres et récitant de la poésie. Tout au long de la matinée, on voyait des étudiants sur les terrains de sport et devant les cantines en train de réciter des mots et expressions en anglais ou de lire des manuels à haute voix. 

« Nous avons eu la chance d'avoir un certain nombre de professeurs qui avaient étudié dans des universités de renommée mondiale telles que Harvard, Cambridge et Oxford. Ils n’avaient pas pu enseigner pendant la Révolution culturelle et étaient ravis d'être de retour », se souvient-il. « Notre classe était tellement animée. » 

Après avoir obtenu son diplôme de premier cycle, Chen Yongjun a continué ses études pour faire un doctorat. Il est finalement devenu professeur d'économie. Aujourd'hui, il est un expert de renommée internationale et il enseigne à l'Ecole de commerce de l'Université Renmin de Chine. Ses journées sont souvent chargées : il y a quelques jours, il est rentré à Beijing à cinq heures du matin d'un séminaire sur les Nouvelles Routes de la soie pour les entrepreneurs locaux à Shenzhen, dans la province du Guangdong, mais au lieu de pouvoir se reposer, il a participé à un salon académique à l’École de gestion de l'Université Renmin à midi. Après cela, il s'est précipité vers une conférence pour les étudiants de l'EMBA donnée dans la soirée. 

Il y a un mois, le professeur Chen est revenu dans son ancienne centrale électrique pour assister à une réunion d'anciens employés, dont la plupart étaient à la retraite. Après avoir retrouvé des visages familiers après une si longue absence, tout le monde a ressenti l’émotion nostalgique des bons vieux jours. « Le gaokao m'a aidé à faire un grand virage au carrefour de ma vie », estime Chen. « Pour moi, chaque étape a été cruciale. Mes cinq années d'expérience à la centrale électrique m'ont donné l'occasion de connaître les conditions de vie ordinaires en Chine. Cela m'a permis de garder les pieds sur terre pendant mes recherches universitaires. » 

  

Une vie marquée par cette période 

« Ces histoires sont comme des gouttes d'eau dans l’océan tellement elles ont été nombreuses à cette époque », soupire Chen Yongjun en contemplant la relation entre sa vie personnelle et sa carrière. « Le destin individuel est souvent déterminé par la toile de fond de l’histoire. Les gouttes d'eau ne brillent pas, sauf à la surface, sur les vagues. » 

En 1976, la Chine était en proie à un grave manque de main-d’œuvre qualifiée après la Révolution culturelle qui a duré une décennie. En mai 1977, Deng Xiaoping, qui n'avait pas encore officiellement repris ses fonctions, a noté que « la clé de la modernisation est de faire avancer les sciences et les technologies, ce qui nécessite une éducation. Des discours vides ne permettront pas d’y arriver. Nous devons saisir le savoir : nous devons avoir du personnel de talent. » 

En juillet, Deng Xiaoping a repris la présidence de l'éducation, des sciences et des technologies en Chine. Le 4 août, il a proposé un congrès auquel il a convié des scientifiques de renom et des experts en éducation de toute la Chine pour formuler un plan d'action. De manière écrasante, les participants se sont plaints du système d’admission des étudiants à l’université. 

À cette époque, les établissements d'enseignement supérieur chinois n'admettaient que des étudiants recommandés par les masses et approuvés par les autorités. Durant la Révolution culturelle, l'éducation dans les écoles primaires et secondaires a été fracturée, et la qualité variait considérablement. Le système de recommandation a donné lieu à des abus généralisés, laissant d'innombrables esprits exceptionnels sans accès à l'enseignement supérieur. 

Lors d'un séminaire auquel ont participé de grands noms de l'éducation et des scientifiques de tout le pays, le professeur Zha Quanxing de l'Université de Wuhan a donné sans détour les raisons qui avaient provoqué le chaos dans l'enseignement supérieur et a demandé la reprise du gaokao et de son système équitable pour recruter les meilleurs talents. 

Après plusieurs réunions, le 12 octobre 1977, le Conseil d'État a ratifié les avis du ministère de l'Éducation sur le recrutement dans les universités en 1977, qui stipulait que les travailleurs, les agriculteurs et les jeunes instruits dans les campagnes et les zones montagneuses, les anciens combattants et les diplômés du secondaire de cette année pouvaient tous passer l'examen d'entrée à l’université s'ils satisfaisaient aux exigences d'éducation de base. Les candidats qualifiés pouvaient s'inscrire volontairement. 

Ce tournant a eu un impact sur des millions de vies. Beaucoup de ceux qui ont réussi l’examen en 1977 ou 1978 sont maintenant de grands noms dans des secteurs tels que la politique, le commerce, la recherche et la culture. C’est le cas notamment de Li Keqiang, le premier ministre chinois, qui a été admis au département de droit de l'Université de Pékin en 1978, Wang Yi, le ministre des Affaires étrangères, ancien élève de l'Université d'études internationales de Beijing, et le cinéaste Zhang Yimou, qui a été admis au département de photographie de l'Académie du film de Beijing en 1978. 

Ceux qui ont passé l'examen en 1977 ou 1978 sont naturellement devenus des pionniers. Après avoir enduré de dures années, ils sont retournés étudier avec une volonté inflexible et de grands objectifs pour le long terme. Leur travail et leurs expériences leur ont donné une vision de grande envergure et une capacité à endurer les difficultés. Les industries de tout le pays étant frappées par une pénurie de talents, cette génération s’est vue confier la mission historique de propulser le développement de la Chine après la mise en œuvre des politiques de réforme et d'ouverture. 

  

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Il y a 40 ans, le gaokao faisait son retour

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En décembre 1977, le sésame de l'enseignement supérieur en Chine est revenu après une absence de onze ans, et 5,7 millions d'adolescents et de jeunes adultes ont passé l'examen. Ils venaient de presque tous les coins du pays – écoles, champs, casernes et usines – et tentaient pour la première fois de leur vie leur chance de manière équitable pour aller à l’université. Ces épreuves ont transformé le sort de nombreux candidats cette année, comme cela a été le cas au fil des décennies qui se sont écoulées depuis. 

  

Un tournant 

Chen Yongjun n'oubliera jamais la date du 21 octobre 1977. Avant de partir au travail ce jour-là, le jeune homme de 22 ans a entendu à la radio nationale chinoise (CNR) que le gaokao, l'examen d'entrée national à l’université, allait être organisé à nouveau. « Il faisait du bruit dans l’usine et nous étions occupés lorsque nous avons entendu cela », se souvient-il. « Je n’ai pas pu tout entendre, mais j'ai compris l'expression qui disait que le gaokao revenait. »  

Le lendemain, il s'est précipité dans la salle de lecture dès son arrivée à l'usine pour trouver Le Quotidien du peuple de la veille, où il a trouvé le texte intégral de l'avis. 

Il était l'un des nombreux diplômés du secondaire qui ont consacré beaucoup de temps à diverses campagnes en dehors de leurs études pendant la période de la Révolution culturelle (1966-1976). « Je ne m'attendais pas à réussir l'examen parce que je n’avais pas beaucoup appris à l'école », admet-il. « Mais le passé n'avait pas vraiment d'importance, cet examen pouvait changer mon destin. » Avec quelques collègues, ils ont décidé de s'inscrire. 

Pendant le mois qui a suivi, il a passé son temps à chercher des manuels d'étude et a travaillé dur jusque dans la nuit après sa journée de travail et pendant ses temps de pause. 

« Au cours de la décennie de la Révolution culturelle, aucun d'entre nous n'a obtenu une solide base éducative », explique-t-il. « Je suis extrêmement reconnaissant envers mes enseignants du primaire, qui m'ont aidé dans la première étape. » En plus de sa motivation, il attribue son succès à de bonnes habitudes comme la lecture de livres et de journaux. « Quand j'étais enfant, j'ai trouvé un livre intitulé L'économie politique de l'Union soviétique sur une étagère de mon père, et je l’aimais tellement que je l’emmenais avec moi au travail. » Ce livre a peut-être joué un rôle dans le choix de Chen, qui a penché pour des études économiques de Chen après sa licence. 

Cette année-là, 270 000 jeunes hommes ont reçu des lettres d'admission à l’université après une concurrence féroce et équitable. 

En 1978, Chen a dit adieux à ses collègues et s'est dirigé vers l’Institut de finance et d’économie de Bengbu, dans la province de l'Anhui. Les candidats qui ont passé l'examen en 1977 et 1978 ont commencé leur premier semestre dans la foulée. Il faisait partie du groupe « non traditionnel », composé principalement d'étudiants plus âgés qui avaient dû retarder leurs études en raison du chaos provoqué par la Révolution culturelle. 

« Il y avait deux générations dans ma classe », souligne-t-il. « Le plus jeune avait 16 ans et le plus âgé 32. » Même avec cinq ans d'expérience dans une centrale électrique ferroviaire, il n'était absolument pas l’aîné de sa classe. 

Le campus bourdonnait après tant d'années de silence. La joie remplissait l'air de jeunes gens lisant des livres et récitant de la poésie. Tout au long de la matinée, on voyait des étudiants sur les terrains de sport et devant les cantines en train de réciter des mots et expressions en anglais ou de lire des manuels à haute voix. 

« Nous avons eu la chance d'avoir un certain nombre de professeurs qui avaient étudié dans des universités de renommée mondiale telles que Harvard, Cambridge et Oxford. Ils n’avaient pas pu enseigner pendant la Révolution culturelle et étaient ravis d'être de retour », se souvient-il. « Notre classe était tellement animée. » 

Après avoir obtenu son diplôme de premier cycle, Chen Yongjun a continué ses études pour faire un doctorat. Il est finalement devenu professeur d'économie. Aujourd'hui, il est un expert de renommée internationale et il enseigne à l'Ecole de commerce de l'Université Renmin de Chine. Ses journées sont souvent chargées : il y a quelques jours, il est rentré à Beijing à cinq heures du matin d'un séminaire sur les Nouvelles Routes de la soie pour les entrepreneurs locaux à Shenzhen, dans la province du Guangdong, mais au lieu de pouvoir se reposer, il a participé à un salon académique à l’École de gestion de l'Université Renmin à midi. Après cela, il s'est précipité vers une conférence pour les étudiants de l'EMBA donnée dans la soirée. 

Il y a un mois, le professeur Chen est revenu dans son ancienne centrale électrique pour assister à une réunion d'anciens employés, dont la plupart étaient à la retraite. Après avoir retrouvé des visages familiers après une si longue absence, tout le monde a ressenti l’émotion nostalgique des bons vieux jours. « Le gaokao m'a aidé à faire un grand virage au carrefour de ma vie », estime Chen. « Pour moi, chaque étape a été cruciale. Mes cinq années d'expérience à la centrale électrique m'ont donné l'occasion de connaître les conditions de vie ordinaires en Chine. Cela m'a permis de garder les pieds sur terre pendant mes recherches universitaires. » 

  

Une vie marquée par cette période 

« Ces histoires sont comme des gouttes d'eau dans l’océan tellement elles ont été nombreuses à cette époque », soupire Chen Yongjun en contemplant la relation entre sa vie personnelle et sa carrière. « Le destin individuel est souvent déterminé par la toile de fond de l’histoire. Les gouttes d'eau ne brillent pas, sauf à la surface, sur les vagues. » 

En 1976, la Chine était en proie à un grave manque de main-d’œuvre qualifiée après la Révolution culturelle qui a duré une décennie. En mai 1977, Deng Xiaoping, qui n'avait pas encore officiellement repris ses fonctions, a noté que « la clé de la modernisation est de faire avancer les sciences et les technologies, ce qui nécessite une éducation. Des discours vides ne permettront pas d’y arriver. Nous devons saisir le savoir : nous devons avoir du personnel de talent. » 

En juillet, Deng Xiaoping a repris la présidence de l'éducation, des sciences et des technologies en Chine. Le 4 août, il a proposé un congrès auquel il a convié des scientifiques de renom et des experts en éducation de toute la Chine pour formuler un plan d'action. De manière écrasante, les participants se sont plaints du système d’admission des étudiants à l’université. 

À cette époque, les établissements d'enseignement supérieur chinois n'admettaient que des étudiants recommandés par les masses et approuvés par les autorités. Durant la Révolution culturelle, l'éducation dans les écoles primaires et secondaires a été fracturée, et la qualité variait considérablement. Le système de recommandation a donné lieu à des abus généralisés, laissant d'innombrables esprits exceptionnels sans accès à l'enseignement supérieur. 

Lors d'un séminaire auquel ont participé de grands noms de l'éducation et des scientifiques de tout le pays, le professeur Zha Quanxing de l'Université de Wuhan a donné sans détour les raisons qui avaient provoqué le chaos dans l'enseignement supérieur et a demandé la reprise du gaokao et de son système équitable pour recruter les meilleurs talents. 

Après plusieurs réunions, le 12 octobre 1977, le Conseil d'État a ratifié les avis du ministère de l'Éducation sur le recrutement dans les universités en 1977, qui stipulait que les travailleurs, les agriculteurs et les jeunes instruits dans les campagnes et les zones montagneuses, les anciens combattants et les diplômés du secondaire de cette année pouvaient tous passer l'examen d'entrée à l’université s'ils satisfaisaient aux exigences d'éducation de base. Les candidats qualifiés pouvaient s'inscrire volontairement. 

Ce tournant a eu un impact sur des millions de vies. Beaucoup de ceux qui ont réussi l’examen en 1977 ou 1978 sont maintenant de grands noms dans des secteurs tels que la politique, le commerce, la recherche et la culture. C’est le cas notamment de Li Keqiang, le premier ministre chinois, qui a été admis au département de droit de l'Université de Pékin en 1978, Wang Yi, le ministre des Affaires étrangères, ancien élève de l'Université d'études internationales de Beijing, et le cinéaste Zhang Yimou, qui a été admis au département de photographie de l'Académie du film de Beijing en 1978. 

Ceux qui ont passé l'examen en 1977 ou 1978 sont naturellement devenus des pionniers. Après avoir enduré de dures années, ils sont retournés étudier avec une volonté inflexible et de grands objectifs pour le long terme. Leur travail et leurs expériences leur ont donné une vision de grande envergure et une capacité à endurer les difficultés. Les industries de tout le pays étant frappées par une pénurie de talents, cette génération s’est vue confier la mission historique de propulser le développement de la Chine après la mise en œuvre des politiques de réforme et d'ouverture.