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Le G20 pour un commerce amélioré

2017-03-13      Texte de Yang Fanxin et Jiang Ke

 

La ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang, a accueilli le sommet 2016 du G20 en septembre. Depuis le 1er décembre 2015, alors que la Chine assurait la présidence tournante du groupe, le pays a voulu ramener le G20 à l'économie. Dans son discours sur l’organisation par la Chine du sommet des dirigeants du G20, le président Xi Jinping a fait de l’objectif de « revigorer l’économie mondiale en renforçant le commerce international et l'investissement » l'un des thèmes principaux du sommet.

Aujourd'hui, la crise financière mondiale continue de causer une incertitude considérable. Le ralentissement économique demeure, le commerce mondial stagne depuis 18 mois, et la tendance au protectionnisme commercial entrave l'économie mondiale.

Les États membres du G20 contribuent à hauteur de 85 % au PIB mondial, 80 % des échanges commerciaux en valeur, et représentent les deux tiers de la population de la planète. En tant que principaux participants et initiateurs des mécanismes économiques et financiers mondiaux, ils assument la responsabilité de gérer le commerce et de l'investissement, ainsi que la coordination des politiques macroéconomiques, en particulier pour faire du commerce et de l'investissement les forces motrices de la croissance économique en réduisant au minimum la menace du protectionnisme.

 

 

 

 

Le consensus mondial est que le commerce et l'investissement sont des moteurs importants de la croissance économique. Le 10 juillet 2016, la réunion des ministres du Commerce du G20 a donné lieu à la première Déclaration des ministres du Commerce du G20 lors de la cérémonie de clôture. Le document annonçait l’objectif de réduire les coûts du commerce mondial de 15 %.

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont annoncé le 24 juillet que les membres du groupe tâcheront de revitaliser le commerce mondial et de promouvoir l'investissement.

Le 10 août, le sommet d’affaires du G20 (Business 20, ou B20) a présenté ses recommandations politiques avant le sommet de Hangzhou, en suggérant des mesures pour « renforcer le système commercial multilatéral et éliminer les nouvelles mesures protectionnistes tout en redéployant des mesures existantes pour permettre au commerce de croître ; ratifier l'Accord sur la facilitation du commerce d’ici la fin de l’année 2016 et le mettre en œuvre rapidement ; approuver le concept de plateforme électronique du commerce mondial (eWTP) pour faciliter le commerce électronique ; faciliter l'intégration des PME dans les chaînes de valeur mondiales ; améliorer l'environnement des politiques d'investissement ». Tout cela montre que le rôle du commerce et de l'investissement comme impulsion de croissance fait consensus.

La Chine, qui préside le sommet du G20 en 2016, a fait de grands efforts et accompli des réalisations remarquables. Grâce à son inspiration et sa coordination, les États membres du G20 ont réalisé des percées dans la dynamisation du commerce et de l'investissement, l'élaboration de stratégies pour la croissance du commerce, et la formulation de principes directeurs sur l'investissement mondial.

La Chine participe activement à la gouvernance mondiale et demeure résolue à promouvoir la mondialisation et la gouvernance grâce à un commerce et un investissement toujours croissants. Le pays a accepté les tendances de la mondialisation, respecté le système mondial actuel, et suivi les règles existantes sur le commerce et l'investissement. La Chine a adopté une position ouverte et inclusive pour l'émergence de nouveaux systèmes tels que Partenariat trans-Pacifique (TPP), dans le but d'accélérer le développement de la mondialisation et de la gouvernance mondiale.

Ces dernières années, la Chine a fourni des produits publics importants pour optimiser les mécanismes du commerce et de l'investissement. En tant que présidente tournante du G20 et deuxième plus grande économie du monde, sa position et son rôle dans le G20 ont attiré beaucoup d'attention. Chacun des sujets de discussion proposés par la Chine a rencontré une réponse positive des représentants présents.

La réunion des ministres du Commerce du G20 s’est clôturée le 10 juillet après avoir accompli des réalisations remarquables. Parmi les trois documents adoptés, on trouve les Principes directeurs du G20 pour les politiques mondiales d’investissement, le premier document de son genre dans l'histoire du G20, et la Stratégie du G20 pour la croissance du commerce mondial. Deux consensus importants ont été atteints sur le renforcement des mécanismes commerciaux multilatéraux et sur la prise de mesures pour aider les pays en développement et les PME à s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales.

La réunion des ministres du Commerce a émis la première Déclaration des ministres du Commerce du G20. Ses réalisations comprennent également l’Indicateur des perspectives du commerce mondial, publié par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour la première fois lors de la réunion, et un document stratégique, aussi pour la première fois, pour faciliter la croissance du commerce mondial.

En outre, la réunion a approuvé la création du Groupe de travail du G20 sur le commerce et l'investissement, et a approuvé les termes de référence du groupe de travail suggérés et rédigés par la Chine, qui déterminent la portée des discussions et les participants. En vertu des termes, le groupe doit rendre compte de ses travaux aux réunions des sherpas, des ministres du Commerce et des dirigeants du G20. Cela donnera une garantie institutionnelle stable au G20 pour mieux remplir son rôle dans la gouvernance économique mondiale et dans l'accélération du commerce mondial et de l’investissement. Tous ces résultats constituent des produits publics importants pour améliorer les mécanismes de commerce et de l'investissement.

Les statistiques publiées par l'OMC et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement montrent qu’au premier trimestre 2016, le volume du commerce mondial a chuté de 1,1 % en base trimestrielle et de 1 % en glissement annuel. En ce qui concerne les exportations sur la même période, l'Amérique du Nord, l’Europe et la plupart des pays asiatiques ont tous connu une baisse, tandis que l'Amérique centrale et du Sud ont connu une augmentation de 3,7 %, l'Afrique et le Moyen-Orient ont enregistré une hausse de 4,2 %. En ce qui concerne les importations, l'Asie et le continent américain ont connu une baisse à des degrés divers, tandis que l'Europe a enregistré une croissance de 0,6 % grâce à la demande des consommateurs dans la zone euro.

Au cours du premier trimestre 2016, le total des importations et des exportations chinoises a légèrement dépassé 5 210 milliards de yuans, soit une baisse annuelle de 5,9 %. Les exportations ont diminué de 4,2 % pour passer à 3 010 milliards de yuans, tandis que les importations, à 2 200 milliards de yuans, ont diminué de 8,2 %. L’excédent commercial de la Chine, à 8,12 milliards de yuans, a enregistré une augmentation de 8,5 %. Malgré le coup dur enregistré au premier semestre 2016 en raison de la lenteur du commerce mondial, la Chine a eu les meilleures performances parmi les grandes économies du monde, contribuant fermement à maintenir la croissance du commerce mondial.

La Chine est devenue une grande puissance mondiale de l'investissement à l'étranger, alors que le capital international ne circule pas aisément en cette période. Selon les données de l’American Enterprise Institute, les investissements directs chinois à l'étranger étaient presque de 90 milliards de dollars au premier semestre 2016, dépassant ainsi son total annuel enregistré avant 2013, avec une augmentation annuelle de 39 %. Cette forte augmentation a été principalement rendue possible par les entreprises privées. La première destination de ces investissements a été États-Unis. Au cours des six premiers mois de l’année, les investissements directs de la Chine aux États-Unis ont totalisé 35 milliards de dollars, près de deux fois plus qu’un an plus tôt.

Le sommet du G20 à Hangzhou continuera d'améliorer les mécanismes du commerce et de l'investissement. La Chine fera tout son possible pour continuer d’aborder les thèmes du Cycle de Doha tout en travaillant sur de nouveaux sujets dans le cadre de l'OMC. Le but est de créer un environnement équitable, inclusif et durable pour une croissance stable et de long terme de l'économie mondiale.

Yang Fanxin dirige les projets de coopération internationale à l'Institut de recherche industrielle de l'Institut de finance Chongyang, à l’Université Renmin de Chine. Jiang Ke est stagiaire à l'Institut de finance Chongyang.

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