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Dans l'antiquité chinoise, la composition du jade était pratiquement inconnue et idéalisée. Depuis 1863, grâce à une analyse chimique réalisée par un géologue minéralogiste français sur des objets en jade datant de l’empereur Qianlong des Qing (1644-1911) et qui avaient été pillés par les forces alliées anglo-françaises, le jade est divisé en deux catégories : la hornblende et le pyroxène. La première provient généralement des monts Kunlun tandis que la seconde est originaire de Birmanie. Le jade de Kunlun est beaucoup moins dur que le jade birman. C’est pour cela qu’il a été surnommé « jade souple » alors que le jade birman est connu sous l’appellation de « jadéite dure ».
L’étude scientifique a révélé que le jade de Kunlun était composé à plus de 95 % de hornblende, ce qui est très rare dans le monde.
Selon des spécialistes, le jade de Kunlun et celui de Hetian proviennent de la même bande minière. Généralement, le jade que l’on trouve dans la partie est du mont Kunlun est baptisé « jade de Kunlun » tandis que celui de la partie ouest est appelé « jade de Hetian ». Les deux variétés de jade se situent à une distance de moins de 300 km. Ils sont ainsi considérés comme des « frères jumeaux ».
Le jade de Kunlun, fin, luisant et transparent, se décline en différentes couleurs : blanc, gris, vert, blanc-vert, etc. Le jade blanc mélangé de vert est particulièrement rare et précieux, en raison de sa texture fine et de sa couleur riche et vive.
Selon une légende populaire, le jade possède la vertu de chasser les démons et d’éviter les catastrophes. Il s’agit là d’une superstition animiste. Toutefois, l’analyse scientifique a révélé que le jade de Kunlun était riche en microéléments, tels que le sélénium, le zinc, le cuivre, le cobalt ou bien encore le manganèse. Si l’on porte du jade assez longtemps, les microéléments seraient alors absorbés par le corps humain et permettraient ainsi de maintenir l’équilibre des microéléments indispensable au bon fonctionnement du corps. Selon une étude d’ingénierie biologique, le corps humain produirait de l’électricité biologique qui agirait sur le jade et produirait à son contact un effet photoélectrique spécifique. Il serait favorable à la circulation du sang, au soulagement du stress et à la santé des cinq viscères (cœur, foie, rate, poumons et reins).