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Mengmutang est devenu de plus en plus remarqué, mais a aussi causé certaines objections. L'administration d'Éducation de l'arrondissement de Songjiang à Shanghai, en apprenant l'existence de Mengmutang par les médias, a demandé immédiatement une enquête sur cette affaire. Finalement, le département intéressé a confirmé que Mengmutang effectuait illicitement des enseignements depuis une année. Les raisons citées sont les suivantes : Mengmutang n'a pas été soumis au département compétent du ministère de l'Éducation pour ratification et n'a pas obtenu de licence ; l'enseignement des ouvrages classiques chinois ne correspond pas au programme de l'éducation pluridisciplinaire et le développement complet exigé par la loi sur l'enseignement obligatoire ; enfin, il est illicite pour les parents de ne pas amener leur enfant dans un établissement d'enseignement autorisé par l'État. D'autre part, Mengmutang a reçu mensuellement de chaque parent 2 000 à 3 000 yuans comme frais de fonctionnement, transgressant le principe d'enseignement obligatoire gratuit. Mengmutang a donc été sommé de fermer ses portes.
Cette nouvelle a soulevé l'opinion publique. Mengmutang et le ministère de l'Éducation ont chacun leurs défenseurs. Ceux qui soutiennent Mengmutang pensent que l'école publique ne peut pas satisfaire les souhaits des parents qui veulent que leur enfant reçoive une éducation de meilleure qualité, et que l'enseignement familial fait aussi partie de l'éducation légitime. « Pourquoi certains parents préfèrent-ils payer annuellement 30 000 yuans de frais de scolarité plutôt que de laisser leur enfant participer à l'éducation obligatoire gratuite ? Voilà ce qui mérite vraiment notre réflexion », a déclaré un commentateur. Lü Liwei, quant à elle, ne reconnait même pas qu'elle dirige une école : « Je pense que c'est un lieu de vie. Les parents amènent leur enfant chez moi pour qu'ils étudient et vivent ensemble comme dans une grande famille ». À l'opposé, les défenseurs du ministère de l'Éducation sont d'avis que d'une part, Mengmutang doit respecter la loi sur l'éducation obligatoire et d'autre part, un programme d'étude avec initiation à la culture traditionnelle et un manque de connaissances scientifiques et humaines modernes ne correspondent pas aux besoins actuels et défavorisent les enfants.
Lü Liwei ne voulait pas abandonner et a fait appel auprès du Comité d'Éducation de la municipalité de Shanghai. Grâce aux reportages médiatiques, de nombreux parents ont pris l'initiative d'aller chez Mme Lü pour lui demander de donner des cours à leur enfant. Elle a donc déménagé dans un autre quartier pour continuer son enseignement familial. Mais peu après, elle a fait l'objet de plaintes des habitants du voisinage, car les enfants de Mengmutang dérangaient le silence ambiant.
Actuellement, Mengmutang est toujours ouvert, mais l'établissement est devenu plus discret refuse les interviews. Source d'inspiration, Mengmutang a fait des émules dans d'autres régions chinoises, avec un enseignement centré sur la littérature chinoise ancienne, la philosophie, l'initiation à la musique antique, la peinture chinoise ou encore les traditions qui entourent le thé.
Les critiques envers le Sishu ne cessent jamais. Comment poursuivre et développer la culture traditionnelle sous l'impact de la civilisation occidentale moderne ? L'ancien Sishu de Zhu Zhizhong a disparu, mais le nouveau Sishu de Lü Liwei lui a succédé. Malgré les difficultés multiples, l'éducation Sishu survit opiniâtrement en Chine. En ce sens, le destin du Sishu peut être vu comme l'incarnation de la culture chinoise à l'époque de la mondialisation.